Les Deux sources de la morale et de la religion

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Les Deux sources de la morale et de la religion

par

Henri Bergson

A propos de la morale et de la religion, il  oppose ce qui est fixé et spatialisé à ce qui est vivant et créateur.

Bergson discerne d’emblée, dans la morale, ce qui tend à la fixer définitivement, les principes et les règles ; dans la religion, les rites et les cérémonies. D’autre part, il reconnaît que, dans l’une et l’autre, une force est à l’œuvre, qui tend à dissoudre, à imprégner, à abolir tout ce qui a été fixé, pour rendre à la pure spiritualité de l’être humain sa pleine liberté. Ici l’élan vital assume en quelque sorte un rôle divin.

Tant dans les sociétés humaines que dans l’expérience des individus, la morale en tant que créativité constitue une source vivante qui dépasse et surmonte toute morale fixée, et l’’élan vital lui-même continue à agir dans cette création sans cesse renouvelée. Il en va de même pour la religion : quand elle s’institutionnalise en structures solides, statiques, achevées, dont Bergson d’ailleurs reconnaît sans hésiter qu’elles sont légitimes et nécessaires, elle doit pourtant rester vivante, et donc s’exposer, en tant que structure et institution, au courant de l’élan créateur.

La morale et la religion, de manière différente, exigent les deux éléments : des principes solides, des structures et des formes, et en même temps, un élan qui transcende tout. Par-delà le sujet moral qui obéit aux principes, par-delà le sujet religieux qui trouve sa place au sein d’une institution, il y a le sujet libre, qui transcende toute donnée fixée une fois pour toutes et s’identifie à l’élan vital, créateur à l’infini.

Pour Bergson, le fond de tout, c’est l’esprit créateur, la liberté.

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Description

Les Deux sources de la morale et de la religion

par

Henri Bergson

A propos de la morale et de la religion, il  oppose ce qui est fixé et spatialisé à ce qui est vivant et créateur.

 

Bergson discerne d’emblée, dans la morale, ce qui tend à la fixer définitivement, dans la société les principes et les règles ; dans la religion, les rites et les cérémonies. D’autre part, il reconnaît que, dans l’une et l’autre, une force est à l’œuvre, qui tend à dissoudre, à imprégner, à abolir tout ce qui a été fixé, pour rendre à la pure spiritualité de l’être humain sa pleine liberté. Ici l’élan vital assume en quelque sorte un rôle divin.

 

Tant dans les sociétés humaines que dans l’expérience des individus, la morale en tant que créativité constitue une source vivante qui dépasse et surmonte toute morale fixée, et l’’élan vital lui-même continue à agir dans cette création sans cesse renouvelée. Il en va de même pour la religion : quand elle s’institutionnalise en structures solides, statiques, achevées, dont Bergson d’ailleurs reconnaît sans hésiter qu’elles sont légitimes et nécessaires, elle doit pourtant rester vivante, et donc s’exposer, en tant que structure et institution, au courant de l’élan créateur.

 

La morale et la religion, de manière différente, exigent les deux éléments : des principes solides, des structures et des formes, et en même temps, un élan qui transcende tout. Par-delà le sujet moral qui obéit aux principes, par-delà le sujet religieux qui trouve sa place au sein d’une institution, il y a le sujet libre, qui transcende toute donnée fixée une fois pour toutes et s’identifie à l’élan vital, créateur à l’infini.

Pour Bergson, le fond de tout, c’est l’esprit créateur, la liberté.

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